Jour 6 : Découverte de la Langue de Barbarie

Motivations du participant :
- Recherche d'authenticité naturelle et de nouvelles connaissances
- Participer à la sauvegarde de la nature.

Principales attractions :
- Ecosystème fluvio-maritime exceptionnel représentant une étendue de   terre en forme de langue tendue entre l’océan et le fleuve : un cas   unique au monde 
- Milieu calme, isolé d’une beauté naturelle 
- Phénomène remarquable : embouchure lieu de jonction entre le fleuve et   l’océan 
- Ecosystème menacé à cause d’une brèche qui y a été ouverte 
- Observation d’oiseaux : variété des espèces, espèces remarquables,   grande concentration des espèces et faciles à voir 
- Possibilité d’activité balnéaires 
- Hébergement en pleine nature (bivouac en communion avec la nature   sauvage) 
- Site abritant un parc national
- Guide dynamique et instructif.

Présentation :
La Langue de Barbarie est formée par un dépôt d'origine alluviale de 65ha à partir du cimetière musulman de Guet Ndar jusqu'à l'embouchure. Orientée Nord-Sud, elle sépare le fleuve Sénégal à l'ouest et l'océan atlantique à l'Est.

Son paysage se caractérise par une vaste plage de sable de 20km bordée de filaos et sur la façade fluviale d'une frange d'arbustes serrés. Le relief est très peu accidenté et constitué d'un cordon littoral sablonneux. La durée d'insolation est estimée sur neuf mois.

C'est un écosystème fluvio-maritime exceptionnel, représentant une bande de terre en forme de langue tendue entre l'océan et le fleuve, un cas unique au monde.

La Langue de Barbarie est conquise dès le XVIème siècle par le navigateur portugais Denis Dias. Elle doit son nom au figuier de Barbarie qui poussait autrefois sur cette bande de sable.

La Langue de Barbarie abrite une partie du Parc National des Oiseaux de la Langue de Barbarie créé en 1976. Elle s'étend sur une superficie de 2000ha dans un paysage estuarien d'une beauté exceptionnelle. Le parc est constitué d'un écosystème varié et favorable. les deux attractions naturelles que nous allons visiter sont l'embouchure et l'îlot aux oiseaux.

L'embouchure :
C'est une jonction entre le fleuve et l'océan, formant ainsi une unité d'étendue d'eau, dont les eaux ne se mélangent jamais. Elle représente l'extrémité Nord de la langue de sable s'étirant progressivement vers le Sud (jusqu'au quartier des pêcheurs de Guet Ndar). Le bout de la langue est la principale attraction touristique du parc du fait de son panorama exceptionnel et des importantes concentrations d'oiseaux migrateurs, pélicans gris ou blancs, flamants, limicoles...

L'îlot aux oiseaux :
Placé au milieu du fleuve à 5-7km de l'embouchure, c'est une île d'environ 100 à 120m de diamètre. Elle est colonisée par des graminées, des herbacés rampantes et des arbustes. De janvier à août des milliers d'oiseaux de plus d'une douzaine d'espèces s'y reproduisent.

Menace
La brèche


La ville de Saint-Louis est connue pour ses inondations récurrentes. Pour pallier le problème en octobre 2003, la bêtise humaine a décidé d'ouvrir une brèche sur la langue de Barbarie, pour évacuer l'eau en surplus sur une dizaine de mètres seulement... mais l'Océan creuse et creuse encore et la langue de Barbarie risque de disparaître complètement, emportant avec elle un site naturel d'oiseaux...(suite à lire...)

Activités :
Tôt le matin, après le réveil et le petit déjeuner, nous embarquerons à bord de pirogues pour descendre le fleuve Sénégal jusqu'à l'embouchure. Le trajet durera environ 2 heures et sera très instructif car nous serons émerveillés par la variété des paysages. Ce premier trajet fluvial vers l'océan est calme et agréable. Nous pourrons contempler les oiseaux tels que les goélands, pélicans, colibris, mouettes, hérons, aigrettes, cendrés et autres cormorans.

Sur les rivages, nous apercevrons les villages environnants dont certains mauritaniens faits par des tentes.

En poursuivant notre découverte vers l'embouchure, nous observerons les groupes de flamants et de pélicans, qui, à notre approche, s'éloigneront en un vol majestueux. Mais nous éviterons tout accostage afin de ne pas déranger les nicheurs. Sous la protection du cordon de sable de la Langue, nous évoluerons lentement vers l'îlot aux oiseaux. Nous croiserons probablement des pirogues revenant de leur campagne de pêche.

Juste avant la barre, vous pourriez contempler la beauté d'un site salin et sableux. Nous jetterons l'ancre, et à pied, sur les plages intérieures de la Langue de Barbarie (du bord du fleuve), à l'abri des courants, vous pourrez apprécier l'apaisement des eaux.

Nous arrivons à l’embouchure, où le fleuve se jette dans la mer. A cet endroit, le chenal est très étroit et les sables mouvants rendent le lieu dangereux. La mer, sur 500 mètres, prend la couleur marron des eaux du fleuve. Un panorama exceptionnel s'offre à nous. Nous pouvons aussi apprécier la forte concentration d'oiseaux, pélicans gris et blancs, flamants, limicoles...

C'est la fin de la visite et nous retournons au camp base pour prendre notre déjeuner et reprendre le minicar en direction des îles su Saloum. Le minicar nous transportera jusqu’à Soucouta où nous serons transférés en pirogue jusqu’au village de Sipo. De là, nous rejoindrons le campement à pied. Arrivés au campement, nous ferons une petite présentation puis rangerons nos bagages avant d’aller dîner.








 
Langue de Barbarie
Langue de Barbarie
Partie fleuve
Embarquement pour l'embouchure du fleuve
Colonie de pélicans
Pélicans
Flamants roses
Oiseaux du parc
Îlot aux oiseaux
L'embouchure du fleuve
Comtemplation de l'embouchure